Pineau des Charentes blanc
Un moût d'ugni blanc arrêté par notre propre eau-de-vie, puis trois ans en fût de chêne. Abricot sec, tilleul, une amertume d'écorce sur la fin. Servir frais, pas glacé.
L'accès à ce site est réservé aux personnes en âge de consommer de l'alcool dans leur pays de résidence.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Vingt-huit hectares sur les coteaux de Rouillac, deux alambics charentais et un chai de trois cents fûts. Nous récoltons, nous distillons, nous vieillissons et nous vendons ici.
Le sol est clair, caillouteux, et la pierre affleure à quarante centimètres. La vigne y souffre juste ce qu'il faut. C'est ce que l'on demande à un sol de cognac : qu'il ne donne rien de trop.
L'ugni blanc mûrit lentement ici et se récolte à neuf degrés. Il donne un vin maigre, acide, que personne ne songerait à mettre en bouteille. C'est exactement ce qu'il faut pour distiller.
De décembre à mars, deux personnes passent sur chaque pied. C'est le travail qui décide de la récolte suivante, et le seul que nous ne confions à personne.
Le vin passe deux fois : le brouillis d'abord, la bonne chauffe ensuite. Une chauffe dure douze heures et se surveille la nuit. Les deux alambics tournent jusqu'au 31 mars, jamais un jour de plus.
Étienne sent, goûte, décide. Pas de thermomètre, pas de minuterie. Ce qui sort entre les deux coupes fera le cognac ; le reste repassera dans la chauffe suivante.
L'eau-de-vie entre à soixante-dix degrés dans du chêne du Limousin. Chaque année, le fût en rend deux pour cent à l'air du chai. On appelle ça la part des anges. Le plus vieux fût en place a été rempli en 1991.
Deux pineaux et trois cognacs. Même sol, même alambic, même chai. Ce qui change, c'est le temps que chacun a passé dans le bois.
Un moût d'ugni blanc arrêté par notre propre eau-de-vie, puis trois ans en fût de chêne. Abricot sec, tilleul, une amertume d'écorce sur la fin. Servir frais, pas glacé.
Merlot et cabernet franc pressés directement, mutés le jour même. Deux ans de fût lui suffisent. Cerise noire, cacao, un peu de poivre.
Le cognac de tous les jours, celui que l'on boit ici en fin de repas. Trois ans de fût neuf puis roux. Fleur de vigne, poire, une attaque droite et courte.
Sept ans de fût roux. Le bois a fondu dans le fruit. Pruneau, vanille, tabac blond, une longueur qui tient une minute entière.
Assemblage de trois fûts mis en 2004, 2006 et 2007, gardés dans la partie humide du chai. Rancio, noix, cuir, orange confite. Il en sort six cents bouteilles par an.
Ici, on ouvre le pineau à sept heures du soir, avec du melon l'été et des huîtres en hiver. Il se boit frais, jamais glacé : le froid ferme le nez.
Dans un verre tulipe plutôt qu'un ballon, jamais chauffé à la main, jamais sur glace pour les vieux comptes. Le VS, lui, supporte très bien un tonic et un zeste.
Une heure dans les vignes, la distillerie et le chai, puis une dégustation de trois cuvées au caveau. C'est gratuit et cela se réserve la veille.
On ne fait pas un cognac pour soi. Le XO que j'ai mis en fût l'année de mes trente ans, c'est ma fille qui le met en bouteille aujourd'hui.
Étienne Roussille
Quatrième génération, vigneron et distillateur
Douze hectares en 1876, vingt-huit aujourd'hui, entre Rouillac et Sonneville. Personne n'a jamais vendu la terre.
Auguste Roussille a planté la première vigne l'année où le phylloxéra atteignait Rouillac. Ses fils ont replanté, son petit-fils a construit le chai, son arrière-petit-fils a cessé de vendre au négoce. Aujourd'hui Camille tient les registres et décide des assemblages.
Le domaine n'a jamais dépassé vingt-huit hectares. C'est la surface qu'une famille peut vendanger, distiller et suivre sans confier le travail à quelqu'un d'autre.
Il achète douze hectares au lieu-dit Blanchefosse et plante de la folle blanche. Le phylloxéra ravage la Charente depuis trois ans ; il replante quand même.
Retour de guerre, il greffe l'ugni blanc sur porte-greffe américain et installe le premier alambic dans la grange, sous le toit qui l'abrite encore.
Il double la surface, monte le chai actuel contre le mur nord et vend ses premières bouteilles à la ferme, à des clients qui reviennent chaque automne.
Il arrête la vente en vrac au négoce et sort les cinq cuvées sous le nom du domaine. Le second alambic arrive en 2003.
Cinquième génération, maître de chai. Elle conduit les assemblages, la conversion environnementale et l'accueil au caveau.
Le cépage du cognac, et presque tout le domaine. Très acide, il protège le vin sans soufre jusqu'à la distillation. Planté entre 1971 et 2018, à trois mille trois cents pieds par hectare.
Il apporte le fruit au pineau blanc. Vendangé une semaine avant l'ugni blanc et pressé directement, sans macération. Planté en 1994, sur la parcelle du haut.
Le cépage d'avant le phylloxéra. Fragile, peu productif, vendangé à la main, mais il donne des eaux-de-vie florales que nous gardons pour le XO. Replanté en 2011.
Il conduit la vigne et tient l'alambic depuis 1994. Il coupe encore les têtes et les queues au nez, sans thermomètre, et il ne délègue ni la taille ni la chauffe.
BTS viticulture, puis six ans en Grande Champagne avant de revenir en 2019. Elle goûte le chai fût par fût chaque février, décide des assemblages et reçoit au caveau.
Si vous venez en hiver, vous nous trouverez dans les rangs plutôt qu'au caveau. Prévenez la veille et nous vous ferons faire le tour quand même.
Rien n'est acheté à l'extérieur. Tout ce que nous vendons vient des vignes que vous voyez depuis la cour.
Un moût d'ugni blanc arrêté par notre propre eau-de-vie, puis trois ans en fût de chêne. Abricot sec, tilleul, une amertume d'écorce sur la fin. Servir frais, pas glacé.
Merlot et cabernet franc pressés directement, mutés le jour même. Deux ans de fût lui suffisent. Cerise noire, cacao, un peu de poivre.
Le cognac de tous les jours, celui que l'on boit ici en fin de repas. Trois ans de fût neuf puis roux. Fleur de vigne, poire, une attaque droite et courte.
Sept ans de fût roux. Le bois a fondu dans le fruit. Pruneau, vanille, tabac blond, une longueur qui tient une minute entière.
Assemblage de trois fûts mis en 2004, 2006 et 2007, gardés dans la partie humide du chai. Rancio, noix, cuir, orange confite. Il en sort six cents bouteilles par an.
Aucune de nos bouteilles ne sort d'un seul fût. Camille goûte le chai fût par fût en février, note ceux qui sont prêts, puis compose. Un fût trop boisé part dans le VS, un fût trop fin attend cinq ans de plus.
Nous ne vendons pas en ligne. Les cuvées se prennent ici, ou par téléphone avec un envoi en colis suivi pour la France métropolitaine.
Du mardi au samedi, sans rendez-vous. Vous goûtez avant de choisir, et nous ouvrons les bouteilles entamées de la semaine.
10 h – 12 h 3014 h – 18 h 30Six bouteilles minimum pour l'expédition, panachage libre. Nous emballons nous-mêmes, le colis part le lendemain.
05 45 00 00 00Colis suiviCoffret bois deux ou trois bouteilles, monté ici, avec un mot écrit à la main si vous nous donnez le texte.
Sur demandeSans supplémentL'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération. La vente d'alcool aux mineurs de moins de dix-huit ans est interdite.
La dégustation du caveau descend du pineau blanc au XO, dans cet ordre. Une heure, gratuite, sur réservation la veille.
Le pineau n'est pas un digestif. Il s'ouvre avant le repas, frais, et il tient tête à des choses plus salées qu'on ne croit.
Frais, pas glacé. Sous six degrés, le nez se ferme et il ne reste que le sucre. Une heure au réfrigérateur suffit, pas la nuit entière.
Pineau blanc et roséUn verre à vin blanc plutôt qu'un verre à liqueur, rempli au tiers. Le pineau a besoin d'air pour donner autre chose que du raisin.
Jamais de verre à digestifUne bouteille entamée tient trois semaines au frais sans bouger. Le cognac, lui, se garde des années debout, jamais couché.
Bouchon d'origineDeboutLe débourrement arrive fin mars. Les trois nuits de gel de la première quinzaine d'avril décident souvent du volume de l'année. On ne peut pas grand-chose, sinon regarder le thermomètre.
La machine passe la nuit, les cagettes de folle blanche arrivent le matin. Le pressoir tourne sans interruption et la fermentation démarre dans la foulée, sans levure ajoutée.
La distillation est enfermée dans une date : rien ne peut sortir de l'alambic après le 31 mars. C'est la seule contrainte que l'appellation nous impose vraiment, et elle rythme tout l'hiver.
L'été, la cour reste ouverte tard. On sort une table sous le tilleul, on ouvre un pineau blanc et les visites du soir se terminent souvent plus tard que prévu.
Le seul cocktail que l'on sert ici. Il se fait avec le VS, jamais avec un vieux compte.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
La formule du déjeuner sous le tilleul reprend d'avril à septembre : la visite, puis un repas charentais accordé aux cinq cuvées.
Nous recevons nous-mêmes, sans guide et sans horaire de groupe. Le caveau est au bout de la cour, à droite du tilleul.
Une heure dans les vignes, la distillerie et le chai, puis une dégustation de trois cuvées au caveau. Nous ouvrons les fûts en cours d'élevage.
1 h · gratuiteSur réservationVous restez devant l'alambic pendant la coupe des têtes. Étienne explique ce qu'il sent et pourquoi il coupe là. Cinq personnes au maximum.
1 h 30 · 12 € / pers.5 placesLa visite, puis un repas charentais dans la cour : grillons, cagouilles, fromages du pays, accordés aux cuvées du domaine.
2 h 30 · 38 € / pers.6 personnes minimumNous répondons dans la journée. Si vous venez de loin, appelez plutôt : les créneaux du samedi partent vite entre juin et septembre.
Depuis Angoulême, la D939 puis la D62 à la sortie de Rouillac. Le portail est le troisième à gauche après le calvaire : il n'y a pas d'enseigne sur la route. Parking dans la cour.
Cognac est à vingt-cinq minutes, Angoulême à trente.
Deux semaines par an, le domaine tourne du matin au soir. Les visites sont plus courtes et se font entre deux bennes, mais c'est le moment où l'on comprend tout.